L’Agro-écologie : Nourrir & Réparer, Produire & protéger.

Agro-Ecologie : .... pour l'Homme et la Planète.

 

Ce qui est fait içi

est bénéfique pour nous,

mais aussi pour d'autres, très loin, ailleurs...

( Ruraux ou urbains )

 

 

 

L’Initiative "4 pour 1 000", lancé lors de la COP 21, s’appuyant sur une documentation scientifique solide, démontre qu’en stockant le carbone dans les sols, grâce à des pratiques adaptées (Agroécologie),

l’Agriculture peut participer à la lutte contre le réchauffement climatique.

 

L’augmentation du stockage de carbone dans les sols de 0,4% (soit 4/1000 par an),

dans les premiers 30 à 40 cm de sol,

permettrait de stopper l'augmentation annuelle de CO2 dans l'atmosphère,

et augmenterait aussi la fertilité des sols.

 

D’après le GIEC, c’est un levier majeur pour participer au respect de l’objectif de long terme de limiter la hausse des températures à + 2°C,

et aussi améliorer la production agricole.

 

Les pratiques permettant  de stocker le carbone dans les sols sont :

L’Agro- écologie,

L’Agroforesterie,

L’Agriculture de conservation,

La Gestion durable des paysages....

 

Comment s’y prendre ?

Des mesures politiques doivent être mises en place pour :

  • Réduire la déforestation
  • Et encourager les pratiques agro-écologiques qui augmentent la quantité de matière organique dans les sols et répondent à l’objectif de 4‰ par an.

Il s’agit par exemple de :

  • Ne pas laisser un sol à nu, et moins travailler le sol (pas de labour, semis sous couvert végétal et culture intermédiaires).
     ( plus on couvre les sols, plus les sols sont riches en matière organique, et donc en carbone).
  • Nourrir les sols de fumier et de compost (fertilisants organiques plutôt que minéraux)
  • Planter des arbres et des légumineuses par exemple (qui fixent en plus l’azote contenu dans l’atmosphère dans les sols, en favorisant la croissance foliaire des plantes)
  • Restaurer les pâturages, les haies, les forêts dégradés, les zones arides et semi arides de notre planète.
  • Développer l’Agroforesterie.
  • Collecter l’eau au pied des plantes.

 

Infos sur L’Initiative "4 pour 1 000", lancé lors de la COP 21 :

 www.4p1000.org/fr

 

Il faut agir sans attendre les politiques, qui suivent les mouvements sociaux qui émergent.

La vraie politique commence chez soi, par une démarche naturelle.

 

 

 

L'Agro-écologie permettra de créer des Emplois équitables, décents et durables.

    ( si on la soutient...!..)

Des Techniques de Maraîchage tellement efficaces que :

 

L’INRA et Agro-pari-Tech, sur le projet de micro-ferme de la Bourdaisière, (https://saint-marthien.net/2013/10/11/micro-ferme-davenir-de-la-bourdaisiere/ ), ont fait une étude qui montre que sur seulement 1000 m2  (43H de travail/hebdo) on peut créer, en France, un emploi décent, à temps plein, pour une personne,… à la campagne ou dans le péri-urbain. (Cf : le Rapport des "1000 M2" sur le site web de la Ferme du Bec Hellouin).

1000 m2  de culture permet un 1 emploi décent. 

1350 m² permettent de fournir un revenu mensuel de 1680 € net.

Rapport des "1000 M2" de la Ferme du Bec Hellouin. La rentabilité s'installe après 1 an :

Avec un ou une associé(e) ayant un statut agricole à temps plein, la surface cultivée atteindrait 1350 m²,

et le revenu mensuel net serait alors de 1680 € dans le scénario B et de 1520 € dans le scénario H.

 

Les nombreuses techniques agro-écologiques évoluent sans cesse avec la science moderne et l’expérience: Agro-foresterie (Arbres et céréales), le Push-Pull, Aquaponie, HugelKulture, wicking-beds, (maraîchage hors-sol ou pas)...

 

 

L'Agroforesterie :

 

Polyculture naturelle aussi rentable que l'agriculture chimique (cf: étude de l'iNRA sur 80 ha):

  ( Culture de céréales entre des rangées d'arbres: Polyculture écologique efficace gràce à l'association avec les arbres )

 

L’Agro-écologie en milieu urbain / péri-urbain :

 

Culture verticale :

D’après les  « Tuyaux comestibles dans les arbres » de Sepp Holzer, voici une « Tour à fraisiers/salades/Ail… » améliorée par auto-irrigation (qui fonctionne dans notre cour grâce à de la captation/stockage d’eau de pluie du toit).

 

La Permaculture :

En intégrant l’agro-écologie dans la création d’habitats durables et la conception de sociétés durables, on entre dans la permaculture.

La Permaculture est un ensemble de principes et d’applications pour concevoir des habitats

humains et des systèmes agricoles basés sur l'écologie.

Concevoir et mettre en œuvre des lieux de vie (organisations humaines) basés sur l’imitation de la nature,

pour créer des écosystèmes économiquement viables, écologiquement durables et socialement équitables…

équitables pour la France, pour l’Europe … mais aussi pour le reste du monde.

 

La Permaculture associe l’ancien et le nouveau, elle associe des connaissances acquises

par l'observation de la nature, des connaissances scientifiques et l’expérience traditionnelle.

Elle cherche à orienter, favoriser la dynamique des écosystèmes plutôt qu’à les forcer et les

détruire.

Elle cherche une abondance globale partout, et non pas une monoproduction sur-abondante (localisée et fragilisée).

Elle obtient au final un meilleur rendement, et un meilleur environnement naturel et

social… car elle demande moins de matériaux, moins d’énergies et moins de travail humain.

Et, qui dit « moins de temps de travail humain »....

… dit « plus de temps pour profiter de la vie et de son environnement ».

La Permaculture n'élimine pas une espèce,

mais rajoute celle qui manque à l'équilibre d'un milieu ;

Elle rajoute le(s) maillon(s) manquant pour créer un véritable écosystème naturel

donnant une production stable et variée.

Bienveillance, Tolérance,

Respect et Entretien des biodiversités,

que l'on peut appliquer à la nature, la vie et la société entière.

 

 

Eco-hameau, "mini lotissement agro-écologique".... regroupement de micro-fermes:

Voici içi une video (sur le Regroupement de micro-fermes, ) de l'Ecole de permaculture du Bec Hellouin (P. et C. HERVE-GRUYER ) :

https://www.youtube.com/watch?v=VjQUh5-CnZk

 

 

Notre model socio-économique arrive à son terme :

Nous sommes au bout de notre model socio-économique :

Le grand économiste américain (James K. Galbraith) a dit sur France-info le 16-01-2015  qu’il y aura de moins en moins d’emploi notamment parce que la technologie est de plus en plus efficace pour remplacer l’homme dans les usines …

Beaucoup de chômeurs ou de gens venant de l’industrie (urbains ou pas) pourraient souhaiter travailler dans une agriculture moderne, résiliente, plus agréable à pratiquer, et tout aussi rémunératrice, si on leur donnait l’accès à la terre.

On peut freiner la réduction/concentration de l’emploi en s’orientant vers le durable.

Cela concerne l’humain, la nature et les grands domaines de la société dont parle si bien le « Mouvement Colibri ».

 

Le programme des Colibris ( "disons, ce qu'on en a retenu") :

Aujourd‘hui, le mouvement Colibris fait des propositions dans les 5 grands domaines (économie, agriculture, énergie, éducation et démocratie), argumentées par de nombreux experts venant de différentes associations ou collectifs : NégaWatt pour l’énergie, Solagro pour l’agriculture, le réseau américain d’entrepreneurs et de citoyens BALLE (Business Alliance for Local Living Economies) pour l’économie....

Les propositions de base des Colibris redonnent, il me semble, aux citoyens et aux mouvements associatifs, plus d’influence sur les choix de société qui font notre vie de tous les jours.

www.colibris-lemouvement.org/

 

Voici ce que j’ai compris chez les Colibris et que je soutiens parmi les principales propositions de ce mouvement:

Agriculture :

  • « A manger pour tous » : Souveraineté Alimentaire (des lois ! pour individus et pays), relocaliser, agro-écologie, circuits courts, achat bio local équitable, faire pousser partout (ville/campagne), produire soi-même, soutenir l’installation de petits paysans écolo, inciter les élus à aider à leur installation, aider/financer « Terre de liens » pour installer plus de paysans en agro-écologie.

Education :

  • enseignant-chercheur en pédagogie autour de la découverte et connaissance de soi, l’étudiant choisi son plan d’étude (matières-disciplines), la nature au cœur de l’enseignement des enfants (connaissance/immersion…), formation des enseignants tout au long de leur carrière, liens avec vie active… soutenir l'enseignement de Philosophie-spiritualités, politique et droit constitutionnel…

Economie :

  • décentraliser le pouvoir économique et financier, régulation et transparence effective des marchés financiers, séparer banques de dépôt/banques d’investissement, réintégrer coûts sociaux et environnementaux dans le prix des produits, tous les acteurs économiques associés à la gouvernance de la création monétaire, monnaies citoyennes locales,…

Energie-Habitat :

  • réduire ses consommations, développer énergies renouvelables, mix énergétiques, relocaliser, droits à de l’énergie durable pour les plus précaires, compenser…

Démocratie :

  • Une assemblée populaire (pour revoir la Constitution), créer la L.i.C ( Loi ou référendum d’initiative populaire : une pétition de 130 000 signatures fige et renvoie un projet/Loi devant le parlement) pour garder une influence sur les choix de société mis en place, réduire la professionnalisation de la politique…

 

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Permaculture et Agro-écologie, c'est plus que consommer bio, local et équitable pour sa santé, l'emploi ou la planète.

c’est aussi laisser aux autres les possibilités de produire et vivre de leur mains.

….de construire eux-mêmes leur autonomie….

 

 La «  Souveraineté alimentaire », une base pour les « Droits de l’Homme ».

Jean Ziegler  (ancien rapporteur spécial à l’ONU pour le droit à l’alimentation, 2000-2008) cite les 5 raisons principales de la faim dans le monde :

- la spéculation sur les denrées alimentaires

- les agro-carburants (alimentaires)

- la dette extérieure

- le dumping agricole

- le vol des terres (Accaparements des terres, voir Association "GRAIN" ).

« Plus d'un milliard de personnes dans le monde souffrent de la faim et de la malnutrition alors que les sociétés transnationales continuent à spéculer avec l’alimentation ». (Via Campesina, 10 octobre 2014).

La Souveraineté alimentaire : un nouveau droit à conquérir  (www.confederationpaysanne.fr)

« … la souveraineté alimentaire n’est pas considérée comme un droit, mais de nombreuses passerelles sont établies avec les droits humains, tels que le  « droit à l’alimentation » et les « droits paysans », défendus auprès de l’ONU* par La Via Campe­sina. De nombreuses organisations européennes se battent pour une Politique agricole commune dans le cadre de la souveraineté alimentaire.

La souveraineté alimentaire désigne le droit des populations, de leurs Etats ou Unions à définir leur politique agricole et alimentaire, sans dumping vis-à-vis des pays tiers. Elle inclut :
la priorité donnée à la production agricole locale pour nourrir la population, l’accès des paysan(ne)s et des sans-terre à la terre, à l’eau, aux semences, au crédit. D’où la nécessité de réformes agraires, de lutter contre les OGM pour le libre accès aux semences, et de garder l’eau comme un bien public à répartir durablement ;
le droit des paysan(ne)s à produire des aliments et le droit des consommateurs de décider des aliments qu’ils veulent consommer, de qui les produit et comment ;
le droit des Etats à se protéger des importations agricoles et alimentaires à trop bas prix, et des prix agricoles liés aux coûts de production. Pour cela, les Etats ou Unions doivent avoir le droit de taxer les importations à trop bas prix, s’engagent pour une production paysanne durable et maîtrisent la production sur le marché intérieur pour éviter des excédents structurels ;
la participation des populations aux choix de politique agricole ;
la reconnaissance des droits des paysan(ne)s, qui jouent un rôle majeur dans la production agricole et l’alimentation. »  Forum Nyéléni – Mali, 2007.

 

 

 

Désobéissance CivilePublié dans « Le Monde », le 20 février 2020.Extraits :

On ne peut pas imposer la sobriété aux citoyens, tout en faisant de l’autre la promotion d’un consumérisme débridé et d’un libéralisme économique inégalitaire et prédateur.

Les objectifs de croissance économique défendus par nos gouvernements sont en contradiction totale avec le changement radical de modèle économique et productif qu’il est indispensable d’engager sans délai, pour faire face à la crise climatique et environnementale dont l’urgence croît tous les jours.

Une croissance infinie sur une planète aux ressources finies est une impasse.

et la protection de la biodiversité sont négligés.

La promotion des technologies superflues et énergivores comme la 5G ou la voiture autonome est irresponsable.

 

 

Nous demandons aux pouvoirs publics de dire la vérité concernant la gravité et l’urgence de la situation.

Les observations scientifiques sont incontestables et les catastrophes se déroulent sous nos yeux.

Comme l’a relevé le Haut Conseil pour le climat, le budget d’émissions de gaz à effet de serre fixé par la « Stratégie nationale bas carbone française » n’a pas été respecté entre 2015 et 2018.

En dépit des déclarations de bonnes intentions, l’empreinte carbone par habitant de la France (incluant les émissions importées) reste aujourd’hui encore supérieure à son niveau de 1995, 11 tonnes d’équivalent CO2 par habitant et par an, alors qu’elle doit descendre à 2 tonnes d’ici 2050.

Nous sommes en train de vivre la 6e extinction de masse, plusieurs dizaines d’espèces disparaissent chaque jour, et les niveaux de pollution sont alarmants à tous points de vue (plastiques, pesticides, nitrates, métaux lourds...).

Nous avons déjà dépassé le 1°C de température supplémentaire par rapport à l’ère préindustrielle, et la concentration de CO2 dans l’atmosphère n’a jamais été aussi élevée depuis plusieurs millions d’années.

à moins de diminuer les émissions mondiales de 7,6% par an,

 

 

 

 

 

Amis de la Terre, Attac, Confédération paysanne, Greenpeace...

-       .

Nous invitons tous les citoyens, y compris nos collègues scientifiques, à se mobiliser pour :

-                et changer eux-mêmes le système par le bas dès aujourd’hui :

   locaux, bio et équitables, dans l’économie circulaire…)

   en Association ou comités de quartier),

En rejoignant les associations ou mouvements déjà existants :

Alternatiba, Villes en transition, Alternatives territoriales... 

 

Nous exhortons également l’exécutif et le Parlement à faire passer les enjeux environnementaux avant les intérêts privés :

-       et en prolongeant son mandat pour lui donner le pouvoir de suivre la mise en œuvre de ces propositions. »